Dès qu'il s'intéresse aux outils techniques de son métier, une pluie d'acronymes et de mots très longs s'abat sur le libraire. Avec souvent peu d'explications, et beaucoup de flou. Essayons de reprendre un peu les termes, et leurs sens :
EDI : Selon l’INSEE, « l’échange de données informatisé (EDI) est une technique qui remplace les échanges physiques de documents entre entreprises (commandes, factures, bons de livraison,…) par des échanges, selon un format standardisé, entre ordinateurs […] Les données sont structurées selon des normes techniques internationales de référence. » L’EDI, c’est le sigle utilisé pour décrire la manière dont les ordinateurs des libraires et des distributeurs communiquent, grâce à Dilicom. Les messages EDI sont multiples, tant du côté des libraires que des distributeurs, et certains sont tellement passés dans nos habitudes que nous ne les voyons plus. Pourtant, qui s’imagine passer ses commandes autrement que par Dilicom ? Ou vérifier autrement les disponibilités des livres que grâce au Fichiel exhaustif du livre (FEL) ? L’EDI, c’est donc le cœur de la communication dans la chaîne de commercialisation du livre. L’ALIRE cherche à promouvoir les messages existants, mais aussi à inventer les messages de demain, selon les besoins de tous. Et nous sommes toujours preneurs de bonnes idées !
interopérabilité : Selon Le Robert, c'est la possibilité de communication entre deux ou plusieurs systèmes, appareils ou éléments informatiques. L'interopérabilité, c'est la capacité d'utiliser un logiciel sur tous les systèmes d'exploitation (Linux, Mac, Windows). C'est aussi la capacité de logiciels à discuter entre eux, à s'inter-connecter. Par exemple, si vous envoyez un export comptable de votre logiciel de gestion à votre logiciel de comptabilité, c'est que les deux logiciels sont interopérables. À l'ALIRE, l'interopérabilité nous tient particulièrement à coeur, et nous travaillons actuellement sur celle entre vos logiciels de gestion de stocks et vos sites internet, par exemple, pour ne rien avoir à ressaisir, ou sur celle entre vos logiciels et des outils comme Chorus. Dans tous les cas, le libraire peut gagner du temps qu'il pourra passer à quelque chose de plus intéressant que son ordinateur !
SaaS : Le software as a service (SaaS) ou logiciel en tant que service, est le nom donné aux logiciels installés sur des serveurs distants (dans le cloud ou sur le serveur de la société qui fournit le logiciel) plutôt que sur la machine de l'utilisateur. On les utilisera comme on utilise un site web, ou via un outil de connexion à distance. Cela permet d'utiliser son logiciel où que l'on soit.
API : L'API, ou Application Programming Interface (Interface de programmation applicative) est un outil qui permet à deux logiciels de s'interfacer, c'est à dire de communiquer l'un avec l'autre. Lorsqu'elle est mise en place, on parlera d'interopérabilité des logiciels en question. Par exemple, lorsque vous utilisez un logiciel de mails (comme Outlook), il se connecte à votre boîte mail par une API : celle-ci, dans un premier temps, va regarder sur votre boîte lail s'il y a de nouveaux courriels. S'il y en a, elle les récupère pour les afficher. Si non, elle ne fait rien. Puis, si vous rédigez un mail, la même API va se connecter à votre boîte mail pour lui dire "j'ai tel texte, envoyé à telle adresse mail" et votre boîte mail fera l'expédition. Ainsi, une API peut avoir plusieurs fonctionnalités. On peut imaginer une API qui permettrait à votre site internet d'interroger votre stock en temps réel pour l'afficher, par exemple.
Webservice : Un webservice, c'est exactement la même chose qu'une API? sauf que ça fonctionne entre deux machines connectées sur le même réseau au lieu d'être entre deux machines de sociétés différentes.
Y a t'il d'autres termes techniques dont vous souhaiteriez connaître le sens ? Si oui, n'hésitez pas à nous écrire !